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Le Maroc a été tenu en échec par le Mali (1-1) vendredi soir (26 décembre) lors de la deuxième journée de la phase de groupes, ce qui a mis fin à sa série de victoires et reporté la qualification pour les huitièmes de finale à la dernière journée, lundi, contre la Zambie. Comme nous l’avions annoncé avant le match, ce ne fut pas une promenade de santé pour l’équipe, et le match fut effectivement compliqué : Beaucoup de pression, un adversaire organisé et têtu, et des petits détails qui ont fait basculer le scénario en deuxième mi-temps.
Première mi-temps tendue… Diaz débloque la situation depuis le point de penalty
Les Lions de l’Atlas abordaient ce match en tant que favoris après une entrée en matière réussie contre les Comores (2-0), mais la réalité du terrain du stade Moulay Abdallah leur imposait un autre rythme. Le Mali a joué avec assurance, fermant les espaces en profondeur et menaçant en contre-attaque dès que le Maroc perdait le ballon. Au fil des minutes, les Marocains semblaient avoir du mal à imposer leur style, surtout face au milieu de terrain organisé et à la solide défense malienne.
Le Maroc s’est pourtant procuré de réelles occasions avant la pause, notamment par Ismail Saibari aux 34e et 41e minutes, mais elles ne se sont pas traduites par des buts. Dans le temps additionnel de la première mi-temps, Ibrahim Diaz a fait la différence : Il a dribblé un défenseur dans la surface de réparation et a obtenu lui-même un penalty, qu’il a ensuite transformé avec succès. Ce but était également symbolique, puisqu’il s’agissait du dixième but de Diaz en équipe nationale.
Un match nul amer et des remplacements qui n’ont pas changé le résultat
Le but de Diaz a semblé perturber le Mali au début de la seconde période, car la défense malienne s’est relâchée et a laissé plus d’espace à Diaz et à ses coéquipiers, mais le Maroc n’a pas su profiter d’une période où il aurait pu sceller le sort du match avec un deuxième but. C’est alors que survient le moment décisif : Le tacle de Jawad Lemiek sur Lacine Sinaiouko a entraîné un penalty, que Sinaiouko a transformé avec succès à la 63e minute, et le match est revenu à la case départ.
A l’entame des vingt dernières minutes, Walid Rikraki se met en quête de solutions offensives et procède à trois changements d’un coup : Ayoub El Kaabi, Brahim Diaz et Azzedine Ounahi sont sortis et Youssef Nasiri, Bilal El Khanous et Abdessamad Azalzouli sont entrés en jeu. Ces changements ont failli permettre au Maroc d’inscrire le but de la victoire, notamment lorsque Nasiri a manqué une belle occasion. Le sélectionneur a ensuite procédé à deux autres remplacements, Sofiane Rahimi et Ellis Ben Saghir remplaçant Sofiane Amrabet et Nabil El Ainaoui, ce qui a donné plus de mouvement à l’équipe dans les dernières minutes, sans pour autant réussir à briser l’égalité.
Le résultat a déçu les dizaines de milliers de supporters venus au stade, d’autant plus que la prestation n’a pas été à la hauteur des attentes, avec des erreurs de passe et de positionnement, et une difficulté à contrôler le rythme du jeu dans les moments cruciaux. Le Mali, en revanche, a fait preuve d’un calme et d’une discipline remarquables et a réussi à maintenir son équilibre même après le but encaissé.
Après deux tours : L’avance est toujours intacte et la décision est reportée.
Malgré ce match nul, le Maroc a terminé le deuxième tour en tête du groupe A avec quatre points. Le Mali et la Zambie le suivent avec deux points chacun, tandis que les Comores sont derniers du groupe avec un point. Avec ce classement, le destin des Lions de l’Atlas reste entre leurs mains, mais le dernier match contre la Zambie, qui déterminera finalement la forme de leur passage au prochain tour, a été reporté.