Le Rwanda continue de renforcer sa présence dans le monde du sport automobile, après avoir accueilli, du 10 au 12 juillet, la 24e édition du Rallye du Rwanda « Mountain Gorilla », l’une des épreuves du Championnat d’Afrique des rallyes.
Cet événement n’est pas considéré comme une simple course ponctuelle, mais comme s’inscrivant dans une stratégie à long terme visant à développer le sport automobile dans le pays et à soutenir son ambition d’accueillir à l’avenir un Grand Prix de Formule 1, qui serait le premier sur le continent africain depuis plus de trois décennies.
Le vrombissement des moteurs a résonné dans les rues de Kigali avant que la compétition ne se déplace vers les pistes de Bugesera, où les participants ont disputé les spéciales du rallye dans une ambiance très compétitive.
La course a réuni plus de 35 équipages représentant huit pays, ce qui confirme une nouvelle fois la présence croissante du Rwanda dans le calendrier du sport automobile sur le continent.
La compétition s’est déroulée sur 18 spéciales, totalisant environ 400 kilomètres entre Kigali et Bugesera, ce qui a conféré au rallye un caractère de test important pour évaluer la capacité du pays à organiser des événements majeurs dans ce domaine.
Christian Gakwaya, président de l’Automobile Club du Rwanda, a déclaré : « Cette année, nous avons enregistré une forte participation, avec huit pays représentés et quinze voitures engagées dans le championnat d’Afrique. »
Au-delà de l’aspect sportif, les autorités rwandaises considèrent ce type de compétitions comme un levier de développement économique et touristique, ainsi qu’une opportunité d’attirer les investisseurs et de renforcer les infrastructures.
Après s’être engagée dans le basket-ball, le cyclisme et le golf, le Rwanda continue de renforcer sa présence dans l’organisation d’événements sportifs internationaux, dans le cadre d’un plan visant à renforcer l’attractivité du pays à l’échelle mondiale.
La ministre des Sports, Nelly Mukazaire, a déclaré : « Le sport constitue un secteur stratégique qui a bénéficié d’investissements mûrement réfléchis. Nous aspirons à accueillir un Grand Prix de Formule 1, et croyez-moi, nous y parviendrons. »
Elle a ajouté que les compétitions actuelles contribuent à mettre en valeur le potentiel du Rwanda et à identifier les opportunités offertes par le sport automobile, tant pour les pilotes que pour les investisseurs.
Le choix de Bogesera ne semble pas être le fruit du hasard, puisque cette région accueille actuellement le chantier de construction du nouvel aéroport international de Kigali et figure parmi les sites potentiels pour l’implantation d’un futur circuit de Formule 1.
Bien qu’aucune décision officielle n’ait encore été prise par la direction de la Formule 1, le Rwanda affiche clairement sa volonté de ramener le championnat le plus célèbre du sport automobile en Afrique.
Cette ambition s’accompagne d’un travail progressif visant à rehausser les normes d’organisation ; le rallye a en effet accueilli des responsables et des commissaires de la Fédération internationale de l’automobile, chargés de superviser la compétition conformément aux exigences du Championnat d’Afrique des rallyes.
Cette participation permet aux responsables rwandais d’acquérir davantage d’expérience sur les plans technique et organisationnel, en vue d’accueillir des compétitions de plus grande envergure à l’avenir.
L’Automobile Club du Rwanda mise sur un développement progressif du système, en formant des compétences, en élargissant la base des pratiquants et en renforçant les capacités des responsables et des organisateurs.
Christian Gakwaya a déclaré : « Nous avons mis en place une stratégie quinquennale visant à développer toutes les disciplines du sport automobile, du rallye au karting, tout en renforçant les compétences de nos responsables. Notre objectif est d’être prêts, dès demain, à accueillir de grandes manifestations internationales. »
Ainsi, le rallye « Mountain Gorilla » ne représente pas seulement pour le Rwanda une étape du championnat d’Afrique, mais constitue également un terrain d’expérimentation permettant d’acquérir l’expérience, les infrastructures et la crédibilité nécessaires à la réalisation d’un rêve plus grand.
Le plus grand défi qui attend le Rwanda est de convaincre les responsables de la Formule 1 que l’Afrique, absente du calendrier du championnat depuis le Grand Prix d’Afrique du Sud en 1993, est désormais prête à revenir sur la ligne de départ.