À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine (AFCON), qui se déroulera au Maroc du 17 mars au 3 avril, le sort du tournoi reste incertain, alors que l’on parle de plus en plus d’un possible blocage et que l’on spécule même que le royaume pourrait se retirer de l’organisation de l’événement.
Clarification attendue d’El Kef
La Confédération africaine de football (CAF) devrait apporter des éclaircissements dans les prochains jours, selon le directeur de la communication Luxolo September. Il a déclaré mercredi : « De nombreuses discussions sont en cours depuis des semaines. « La situation est gérée avec beaucoup d’attention et au plus haut niveau. Cette prise de position intervient alors que les interrogations sur l’état de préparation de la prochaine édition se multiplient à mesure que la date officielle du premier coup de sifflet approche.
Confirmations précédentes et escalade en provenance d’Afrique du Sud
Le 13 février, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a souligné que la 16e édition aurait lieu comme prévu, réfutant l’idée d’un report. Il a confirmé à l’époque : « Notre engagement envers le Maroc reste intact ».
L’Afrique du Sud est revenue sur le devant de la scène en tant qu’option alternative. Le ministre des sports Gayton McKenzie, qui avait déjà proposé d’accueillir le tournoi, a critiqué l’incertitude persistante à 13 jours de la compétition en déclarant : « Si le Maroc est prêt à accueillir la nouvelle Coupe du monde après le succès de la Coupe d’Afrique des Nations, qu’il le fasse. Si ce n’est pas le cas, nous leur assurons que nous disposons des infrastructures nécessaires… Nous ne laisserons pas des pays moins bien équipés nous dicter leur conduite ».
La CAF a décidé en novembre dernier d’étendre le tournoi à 16 équipes, et le Nigeria a remporté le titre lors de l’édition précédente en battant le Maroc 3-2 en finale.