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La NBA a réussi à faire revivre le All-Star Game dans son nouveau format « USA vs. the World », avec un mini-tournoi à trois équipes dans lequel Victor Wimpanyama a encore volé la vedette, bien qu’il ait perdu avec ses coéquipiers internationaux, tandis que la défaite symbolique de LeBron James en finale à Los Angeles a mis fin à la journée.
Le retour du système « États-Unis contre monde » avec une nouvelle tournure
Le All-Star Game annuel, qui a souffert pendant des années d’un manque de compétition dans son format traditionnel (Est contre Ouest, puis d’autres formats), a retrouvé un peu de son lustre grâce au nouveau système mis en place cette année : Un mini-championnat avec trois équipes américaines et internationales, avec des matchs de 12 minutes seulement.
Les US Stars, emmenés par la star des Minnesota Timberwolves, Anthony Edwards, ont décroché le titre après une belle série qui lui a valu le titre de joueur de la nuit, avec 32 points marqués en trois matchs.
Wimpanyama illumine les tribunes… et fait ses adieux à l’équipe mondiale
Tout a commencé avec la star des San Antonio Spurs, le Français Victor Wimpanyama, qui a profité du coup d’envoi du match 1 en faveur de l’équipe mondiale, en gagnant le ballon et en terminant par un dunk spectaculaire près du panier, ce qui a mis le public de l’Intuit Dome de Los Angeles en ébullition.
Pour sa deuxième participation au All-Star Game, et sa première en tant que titulaire, Wimpanyama a fait le spectacle : il a terminé le premier match en tant que meilleur marqueur du tournoi avec 14 points, avant d’ajouter 19 points lors de son deuxième match en phase de groupe, confirmant ainsi son statut de jeune pousse la plus prometteuse de la ligue.
Après un premier match serré que les US Stars ont remporté 37-35 (37-35 après prolongations), Anthony Edwards a fait l’éloge du niveau de jeu du Français :
« Wembe a clairement donné le ton ; il voulait jouer dur, et il a augmenté l’intensité de la compétition », a-t-il déclaré.
Mais malgré son brio individuel, Wimpanyama s’est retrouvé face à une version flamboyante de Kawai Leonard, qui jouait cette fois pour les Stripes plutôt que pour l’équipe de la Coupe du monde.
Leonard, dans sa nouvelle maison avec les Los Angeles Clippers, a joué 12 minutes presque parfaites, terminant le match avec 31 points sur 11 tentatives sur 13, dont 6 sur 7 à trois points, face à une défense adverse intense.
Cette supériorité offensive a permis à l’équipe mondiale de faire ses adieux au tournoi, après avoir abandonné l’idée d’aligner quelques grands noms européens comme Luka Doncic et Nikola Jokic, malgré la ferveur de Wimpanyama jusqu’aux derniers instants.
La star française a commenté la soirée :
« Le tournoi a été plus agréable que l’année dernière. Je pense que le niveau de basket était très bon. Qu’un joueur comme Kawhi Leonard marque 31 points est très révélateur. Il y avait plus d’enthousiasme. Tactiquement, nous étions également plus concentrés. J’ai essayé de capitaliser sur les forces de mes coéquipiers, mais je n’ai pas réussi.
Wimpanyama s’est félicité de la nouvelle expérience organisationnelle, sans se prononcer clairement sur le maintien du système « Etats-Unis contre monde » ou sur le retour à la confrontation Est contre Ouest, comme ce fut le cas historiquement.
Une atmosphère de spectacle… et une bonne participation dans les gradins
La NBA s’est assurée d’entretenir un sentiment de nostalgie dans le public, en commençant la soirée par une ouverture musicale en direct par John Tesh, qui a repris le thème emblématique du Roundball Rock, associé aux émissions de la ligue dans les années 1990.
NBC a capitalisé sur l’événement en le diffusant immédiatement après la fin des Jeux olympiques d’hiver en Italie, avec un défilé des drapeaux des joueurs participant au All-Star Game, dans une scène de célébration qui réaffirme la dimension mondiale de la ligue.
L’Intuit Dome était rempli d’un grand nombre de célébrités ; aux premiers rangs se trouvaient l’ancien président américain Barack Obama et son épouse Michelle, ainsi que la légende du football Julius Erving, le prince Harry et son épouse Meghan Markle, ainsi que l’actrice Teyana Taylor et d’autres stars de l’art et du sport.
Une finale américaine en demi-teinte… LeBron hors du coup
Malgré le niveau de compétition de la phase de groupe, la finale entre les Stars et Stripes n’a pas répondu aux attentes. Les Stars dirigées par Edwards ont donné le ton dès le début, bénéficiant également de la présence de Cade Cunningham et de Tyrese Maxey, pour s’imposer 47-21 et contrecarrer les tentatives des hommes de Kawai Leonard de maintenir l’élan offensif dont ils avaient fait preuve contre l’équipe mondiale.
LeBron James, qui participait pour la 22e fois au All-Star Game en 23 saisons dans la ligue, n’est pas resté en marge du spectacle. Il a réalisé quelques-uns de ses tirs d’exhibition habituels et a commis deux fautes physiques contre Wimpanyama, signe de son esprit de compétition constant, mais n’a pas pu suivre le rythme de Kevin Durant, Kawai Leonard et du reste des stars dans les mètres décisifs.
Si la soirée a été empreinte de nostalgie, elle a également laissé entrevoir des incertitudes quant à l’avenir, LeBron se montrant prudent dans ses réponses lors d’une conférence de presse le matin même, déclarant :
« Je ne sais pas. Je n’en ai aucune idée. Je veux juste vivre ma vie ».
Une déclaration qui ajoute à l’incertitude au-delà de cette saison et qui laisse la porte ouverte à l’interprétation quant à savoir si ses prochaines participations au All-Star Game, voire sa carrière en NBA, approchent de la ligne d’arrivée ou si le « King » a encore de nouveaux chapitres à écrire dans son palmarès historique.