Tim Reim, le sélectionneur de l’équipe des États-Unis, a mis en garde contre toute sous-estimation de l’équipe de Bosnie-Herzégovine avant la rencontre très attendue entre les deux équipes, mercredi, dans le cadre des 32es de finale de la Coupe du monde 2026, soulignant que ce match exigeait une concentration maximale.
Reem a refusé de considérer la sélection bosniaque comme un adversaire facile, bien que beaucoup la classent parmi les équipes les moins favorisées parmi celles qualifiées pour ce tour, compte tenu de sa position en bas du classement mondial et de son manque d’expérience dans les phases à élimination directe de la Coupe du monde.
Le sélectionneur de l’équipe nationale américaine a souligné que l’arrivée de la Bosnie-Herzégovine à ce stade n’était pas le fruit du hasard, rappelant que cette équipe avait déjà réalisé un exploit en éliminant l’Italie, quadruple championne du monde, lors des barrages européens, avant de poursuivre son parcours jusqu’à la phase finale.
S’adressant aux journalistes avant que la sélection américaine ne se rende dans la région de la baie de San Francisco pour préparer le match, Reem a déclaré : « Nous savons que c’est une équipe solide sur le plan physique, et que sa qualification et son passage au-delà de la phase de poules ne sont pas le fruit du hasard. »
Il a ajouté : « Ce n’est pas un hasard s’ils ont franchi les barrages, éliminé l’Italie et se sont qualifiés pour la Coupe du monde ; nous devons donc rester extrêmement concentrés pendant toute la durée du match. »
La sélection américaine aborde cette rencontre avec une grande confiance, après avoir terminé en tête de son groupe lors du premier tour, malgré sa défaite face à la Turquie lors de la dernière journée. Elle avait débuté son parcours par deux victoires importantes contre le Paraguay et l’Australie, ce qui lui a permis de se qualifier pour le tour suivant.
Sur le papier, l’équipe des États-Unis semble favorite face à la Bosnie, mais elle sait bien que la victoire n’est pas facile à décrocher en phase à élimination directe. Si elle venait à se concrétiser, cette victoire ne serait que la deuxième des États-Unis dans l’histoire des phases à élimination directe de la Coupe du monde, après leur victoire 2-0 contre le Mexique lors de l’édition 2002.
De son côté, la sélection de Bosnie-Herzégovine s’est qualifiée pour les 32es de finale après avoir terminé troisième de sa poule, grâce à son match nul contre le Canada et à sa victoire face au Qatar, malgré sa lourde défaite 4-1 contre la Suisse.
Les chiffres révèlent que la sélection bosnienne s’appuie largement sur son organisation défensive et sa solidité physique, puisqu’elle occupe la 33e place sur 48 sélections en termes de pourcentage de possession de balle, la 38e place pour le nombre de tirs et la 41e pour les tentatives depuis l’intérieur de la surface de réparation.
Malgré ces éléments, Reem estime que la sélection bosniaque est capable de poser des problèmes, notamment sur les coups de pied arrêtés, qui pourraient s’avérer une arme redoutable dans un match de ce type.
Le sélectionneur de l’équipe américaine a également écarté l’hypothèse selon laquelle son adversaire se contenterait de défendre tout au long du match, soulignant que la Bosnie avait atteint ce stade après un parcours difficile et qu’il ne fallait pas la considérer comme une équipe arrivée là par hasard.
Dans ce contexte, Reem a déclaré : « Ils participent à ce tournoi pour une bonne raison : ils ont parcouru un chemin semé d’embûches pour en arriver là, et au final, c’est une équipe extrêmement solide. »
Les déclarations du sélectionneur américain reflètent la volonté de l’équipe hôte d’éviter toute surprise précoce, d’autant plus que ses supporters attendent d’elle qu’elle poursuive son parcours lors de la Coupe du monde 2026 et qu’elle aille loin dans la compétition.